L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo continue de s’aggraver. Le cap des 1 000 décès confirmés a été franchi, faisant de cette flambée l’une des plus rapides jamais enregistrées.
Selon les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), 1 031 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’épidémie. Intervenant lors d’un sommet sur la santé au Ghana, le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a lancé un appel urgent à la communauté internationale.
Il a dénoncé le manque de vaccins, de traitements adaptés à la souche Bundibugyo du virus et l’insuffisance des financements, estimant que ces difficultés freinent considérablement la riposte. Les autorités sanitaires congolaises recensent désormais plus de 2 500 cas, tandis que des centaines de patients restent hospitalisés ou isolés.
Les équipes de santé peinent à contenir la propagation de la maladie en raison de l’insécurité, des difficultés d’accès aux zones touchées et de la faible capacité de suivi des personnes contacts, ce qui fait craindre une aggravation de la situation dans les prochaines semaines.
