Au Cameroun, la question des infrastructures routières reste au cœur des enjeux de développement. Selon les données récentes du Ministère des Travaux publics, moins de 10 % du réseau routier national est bitumé. Sur un linéaire estimé à plus de 121 000 kilomètres, à peine 10 000 km bénéficient d’un revêtement en bitume, laissant une large majorité de routes en terre.
Des routes majoritairement dégradées
Au-delà du faible taux de bitumage, l’état général du réseau est tout aussi préoccupant. On estime que près de 75 % des routes sont en mauvais ou en état médiocre. Dans les zones urbaines comme rurales, cela se traduit par : des routes impraticables en saison des pluies, une forte présence de boue, de nids-de-poule et de poussière, une dégradation rapide des véhicules. Les routes communales sont les plus touchées, accentuant les inégalités entre villes et campagnes.
Des efforts réels mais insuffisants
Face à cette situation, l’État camerounais a lancé plusieurs programmes de modernisation. Entre 2020 et 2025, environ 2 400 km de routes ont été bitumés, avec des objectifs encore plus ambitieux à l’horizon 2030.
Cependant, les résultats restent en deçà des attentes :retards dans les travaux, problèmes de financement, contraintes logistiques et sécuritaires. En 2025, seulement 385 km de routes ont été bitumés, soit à peine la moitié des objectifs fixés. 2026 : priorité à la Réhabilitation pour 2026, la stratégie évolue. Plutôt que de se concentrer uniquement sur la construction de nouvelles routes, les autorités misent davantage sur : la réhabilitation des axes existants, l’entretien des routes déjà bitumées, les interventions d’urgence sur les zones critiques.
Objectif annoncé : environ 650 km de routes à bitumer sur l’année.
Un enjeu économique majeur
Le faible taux de routes bitumées a des conséquences directes sur l’économie nationale : augmentation des coûts de transport, difficultés d’évacuation des produits agricoles, ralentissement des échanges commerciaux, accès limité aux services essentiels (santé, éducation). En clair, l’état des routes impacte directement la vie quotidienne des populations. Ce qu’il faut retenir Moins de 10 % des routes sont bitumées. Environ 75 % du réseau est dégradé.
Les efforts de modernisation existent, mais restent insuffisants. La priorité se tourne désormais vers la réhabilitation.
Le Cameroun dispose d’un réseau routier vaste, mais encore largement sous-développé. Le faible niveau de bitumage constitue aujourd’hui un véritable défi pour le développement économique et social du pays.

Courage à toi et continue comme ça
Merci
Courage à toi
Courage à toi frère
75% de routes en mauvais état, c’est un chiffre qui interpelle. Merci pour ce partage qui met en lumière un frein majeur à l’émergence du Cameroun. Nous espérons voir une amélioration concrète dans les prochaines années
Tout à fait c’est un chiffre qui interpelle sur l’émergence du Cameroun. Nous nous posons la question de savoir si cette émergence est proche. Merci pour le commentaire.
Excellent article
Merci